Publié le: 12 août 2020

Vie familiale et professionnelle

OUI A LA DĂ©DUCTION POUR ENFANTS – Les parents qualifiĂ©s avec une importante charge de travail et un emploi bien rĂ©munĂ©rĂ© sont injustement pĂ©nalisĂ©s par l’Etat. Une injustice Ă  corriger au plus vite.

AprĂšs dĂ©duction des impĂŽts Ă©levĂ©s et des frais de prise en charge des enfants, qui sont calculĂ©s sur la base du revenu imposable, les parents n’ont gĂ©nĂ©ralement plus beau­-coup de revenus supplĂ©mentaires lorsqu’ils augmentent leur temps de travail. Ou pire: ils voient leurs revenus restreints. Avec l’augmentation des dĂ©ductions pour enfants, les parents qui travaillent tous les deux avec une charge de travail Ă©levĂ©e bĂ©nĂ©ficieront d’une meilleure justice fiscale.

Meilleure conciliation

«Ce projet est un premier pas important vers la conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale», a lancĂ© face aux mĂ©dias Hans-Ulrich Bigler, directeur de l’usam. IncomprĂ©hensible pour lui que la gauche en faveur de cette compatibilitĂ©, s’oppose au projet de loi par rĂ©fĂ©rendum. Il a Ă©galement rappelĂ© l’importance pour les PME des mĂšres de famille bien qualifiĂ©e bĂ©nĂ©ficiant des structures souples et des hiĂ©rarchies horizontales des PME. L’usam soutient pleinement ce projet.

«Les instigateurs du rĂ©fĂ©rendum prĂ©tendaient que le projet de loi est un cadeau fiscal pour les riches», a indiquĂ© la conseillĂšre nationale Verena Herzog (UDC/TG) et que «prĂšs de 60% des familles avec enfants soumises Ă  l’impĂŽt fĂ©dĂ©ral bĂ©nĂ©ficieraient d’une augmentation de cette dĂ©duction». Comme 56% des familles disposent d’un revenu imposable compris entre 50 000 et 149 900 francs, cette fourchette est reprĂ©sentative de la classe moyenne.

Primordiale aussi, que les parents puissent dĂ©cider de leur modĂšle familial sans prĂ©jugĂ©s, par conviction personnelle. Pas question de faire jouer un modĂšle contre l’autre. D’oĂč l’importance de cette hausse de la dĂ©duction de 6500 Ă  10 000 francs est Ă©galement importante.

Le conseiller national Philipp Kutter (PDC/ZH) a soulignĂ© la pression financiĂšre sur les familles – primes d’assurance-maladie et loyers. Plusieurs cantons ont augmentĂ© les dĂ©ductions forfaitaires pour enfants ou l’envisagent. Au niveau fĂ©dĂ©ral, la dĂ©duction n’est adaptĂ©e Ă  la progression Ă  froid qu’à partir de 1995. Il est temps que la ConfĂ©dĂ©ration fasse de mĂȘme.

Investissement dans la société

«Le budget 2020 affectait Ă  peine 8 milliards de francs Ă  l’éducation et Ă  la recherche pour 2020 et lors de la session d’hiver 2019, les Chambres se sont montrĂ©es plus gĂ©nĂ©reuses que le Conseil fĂ©dĂ©ral, a relevĂ© la prĂ©sidente des Jeunes PDC, Sarah BĂŒnter. Sur les 242 millions de francs de dĂ©penses supplĂ©mentaires au budget, le Parlement a approuvĂ© un gĂ©nĂ©reux budget additionnel de 101,1 millions pour les EPF, les unis, les hautes Ă©coles spĂ©cialisĂ©es, la formation professionnelle et la recherche. «Qu’en est-il du retour sur investissement?», s’interroge-t-elle. «Pouvons-nous nous permettre de perdre le personnel spĂ©cialisĂ© bien formĂ© et coĂ»teux que sont les futures mĂšres?»

Equilibre intragénérationnel

La conseillĂšre aux Etats fribourgeoise, Johanna Gapany (PLR), a soulignĂ© l’importance cruciale d’un Ă©quilibre entre les gĂ©nĂ©rations. «C’est la seule façon de renforcer Ă  la fois le rĂ©gime de retraite et le systĂšme de soins de santĂ©, affirme-t-elle. Par consĂ©quent, la fondation d’une famille est Ă  la fois une dĂ©cision personnelle et la responsabilitĂ© des parents. Toutefois, cette dĂ©cision intĂ©resse Ă©galement la sociĂ©tĂ© dans son ensemble. De ce point de vue, l’encouragement et le soutien aux jeunes parents ne doivent pas ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme une perte fiscale pour l’Etat, mais clairement comme un investissement dans l’avenir.»

Dire OUI au projet de hausse de la dĂ©duction pour enfants, c’est dire OUI Ă  la promotion des femmes et Ă  la conciliation de la vie familiale et de la carriĂšre professionnelle!

usam

www.oui-pour-les-familles.ch

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