Publié le: 13 décembre 2019

Sans mandat démocratique

mĂ©decins – Le rĂŽle des confĂ©rences cantonales a bien changĂ©, selonFlorian Wanner, secrĂ©taire de l‘Association suisse des mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes.

Au fil des ans, les confĂ©rences cantonales se sont assignĂ©es un rĂŽle que ni la Constitution ni les lois ne prĂ©voyaient (
). L’un de ces moyens est la tenue de confĂ©rences, au cours desquelles les organes cantonaux ou communaux se rĂ©unissent pour Ă©changer des idĂ©es et se coordonner.

Exigences et menaces

Ces confĂ©rences sont gĂ©nĂ©ralement organisĂ©es sous la forme d’une association de droit privĂ©. Il s’agit par exemple de la CDS, la ConfĂ©rence des directeurs de la santĂ© publique, la CCDJP, la ConfĂ©rence des directeurs cantonaux de justice et police ou la CDF, la ConfĂ©rence des directeurs cantonaux des finances. En outre, il existe Ă©galement des associations comprenant des unitĂ©s administratives, telles que la ConfĂ©rence suisse des impĂŽts (CSI). A l’origine, le rĂŽle de ces confĂ©rences Ă©tait l’échange informel et l’idĂ©e de rĂ©glementer les affaires intercantonales. Au fil du temps, l’intention est devenue de dĂ©manteler et d’uniformiser les diffĂ©rences cantonales (
).

Un exemple est fourni par la discussion sur le financement uniforme des consultations externes et des hospitalisations (EFAS): la ConfĂ©rence des directeurs de la santĂ© publique exige et menace d’organiser un rĂ©fĂ©rendum, bien que la reprĂ©sentation des cantons au niveau parlementaire passe par le Conseil des Etats. La sĂ©paration des pouvoirs s’en trouve grandement affaiblie (
).

Dans le cas de la confĂ©rence fiscale, cependant, ce sont les cadres de l’administration qui Ă©laborent la base des dĂ©crets – sans lĂ©gitimitĂ© dĂ©mocratique.

RenĂ© Rhinow, spĂ©cialiste en droit constitutionnel, l’a dĂ©jĂ  soulignĂ© lors de la discussion sur la nouvelle pĂ©rĂ©quation financiĂšre: «La coopĂ©ration transfrontaliĂšre renforce les gouvernements et affaiblit les parlements et les peuples» (
).

En 2009, le conseiller aux Etats Rolf BĂŒtiker (PLR/SO) avait dĂ©posĂ© une motion dans laquelle il demandait au Conseil fĂ©dĂ©ral de ramener la confĂ©rence fiscale au niveau informel auquel elle avait sa place (09.3619). Le Conseil fĂ©dĂ©ral a demandĂ© le rejet et le Parlement en a malheureusement fait de mĂȘme (...).

Florian Wanner,

Association suisse

des médecins généralistes

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