Sans mandat démocratique
mĂ©decins â Le rĂŽle des confĂ©rences cantonales a bien changĂ©, selonFlorian Wanner, secrĂ©taire de lâAssociation suisse des mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes.
Au fil des ans, les confĂ©rences cantonales se sont assignĂ©es un rĂŽle que ni la Constitution ni les lois ne prĂ©voyaient (âŠ). Lâun de ces moyens est la tenue de confĂ©rences, au cours desquelles les organes cantonaux ou communaux se rĂ©unissent pour Ă©changer des idĂ©es et se coordonner.
Exigences et menaces
Ces confĂ©rences sont gĂ©nĂ©ralement organisĂ©es sous la forme dâune association de droit privĂ©. Il sâagit par exemple de la CDS, la ConfĂ©rence des directeurs de la santĂ© publique, la CCDJP, la ConfĂ©rence des directeurs cantonaux de justice et police ou la CDF, la ConfĂ©rence des directeurs cantonaux des finances. En outre, il existe Ă©galement des associations comprenant des unitĂ©s administratives, telles que la ConfĂ©rence suisse des impĂŽts (CSI). A lâorigine, le rĂŽle de ces confĂ©rences Ă©tait lâĂ©change informel et lâidĂ©e de rĂ©glementer les affaires intercantonales. Au fil du temps, lâintention est devenue de dĂ©manteler et dâuniformiser les diffĂ©rences cantonales (âŠ).
Un exemple est fourni par la discussion sur le financement uniforme des consultations externes et des hospitalisations (EFAS): la ConfĂ©rence des directeurs de la santĂ© publique exige et menace dâorganiser un rĂ©fĂ©rendum, bien que la reprĂ©sentation des cantons au niveau parlementaire passe par le Conseil des Etats. La sĂ©paration des pouvoirs sâen trouve grandement affaiblie (âŠ).
Dans le cas de la confĂ©rence fiscale, cependant, ce sont les cadres de lâadministration qui Ă©laborent la base des dĂ©crets â sans lĂ©gitimitĂ© dĂ©mocratique.
RenĂ© Rhinow, spĂ©cialiste en droit constitutionnel, lâa dĂ©jĂ soulignĂ© lors de la discussion sur la nouvelle pĂ©rĂ©quation financiĂšre: «La coopĂ©ration transfrontaliĂšre renforce les gouvernements et affaiblit les parlements et les peuples» (âŠ).
En 2009, le conseiller aux Etats Rolf BĂŒtiker (PLR/SO) avait dĂ©posĂ© une motion dans laquelle il demandait au Conseil fĂ©dĂ©ral de ramener la confĂ©rence fiscale au niveau informel auquel elle avait sa place (09.3619). Le Conseil fĂ©dĂ©ral a demandĂ© le rejet et le Parlement en a malheureusement fait de mĂȘme (...).
Florian Wanner,
Association suisse
des médecins généralistes
