Que les mères puissent travailler!
FRAIS DE GARDE POUR ENFANTS â Des qualifications plus Ă©levĂ©es et lâaugÂmenÂtation de la charge de travail entraĂźnent une hausse des revenus â et donc des impĂŽts. Cette justice fiscale doit ĂȘtre combattue le 27 septembre avec un «OUI» Ă la dĂ©duction majorĂ©e pour frais de garde dâenfants.
Avant mais surtout aprĂšs la crise sanitaire, la Suisse a besoin de spĂ©cialistes hautement qualifiĂ©s. Toutefois, des qualifications plus Ă©levĂ©es et une augmentation de la charge de travail entraĂźnent une hausse des revenus et, inĂ©vitablement, des impĂŽts. Pour les parents hautement qualifiĂ©s, il existe mĂȘme une triple injustice fiscale qui doit ĂȘtre combattue le 27 septembre: par un «OUI» Ă la hausse de la dĂ©duction accrue des frais de garde.
Revenus: comme neige au soleil
La fermeture soudaine des Ă©coles et des crĂšches a clairement montrĂ© les obstacles Ă la conciliation des vies professionnelle et familiale. Pour revenir Ă la normale, il faut amĂ©liorer les conditions-cadres. Les parents qui travaillent un grand nombre dâheures sont injustement pĂ©nalisĂ©s par lâEtat de trois maniĂšres: par une imposition progressive, par les tarifs Ă©levĂ©s des accueils de jour et par la dĂ©duction limitĂ©e des frais de garde dâenfants.
«Les parents qui travaillent un grand nombre dâheures sont injustement pĂ©nalisĂ©s par lâĂtat.»
Il nâest donc pas surprenant que les coĂ»ts Ă©levĂ©s des crĂšches dĂ©couragent les employĂ©s Ă temps partiel dâaugmenter leur charge de travail. AprĂšs dĂ©duction des impĂŽts Ă©levĂ©s et des frais de garde dâenfants, il ne reste plus grand-chose du revenu supplĂ©mentaire, ou pire encore: le budget du mĂ©nage devient encore plus rĂ©duit.
Dans la pratique, les crĂšches sont souvent subventionnĂ©es par lâargent des impĂŽts. Ainsi, plus un couple de parents paie dâimpĂŽts, plus ils contribuent au financement gĂ©nĂ©ral des structures dâaccueil. En mĂȘme temps, ce sont prĂ©cisĂ©ment ces parents qui paient des impĂŽts supĂ©rieurs Ă la moyenne qui ne peuvent pas se rabattre sur des services de garde dâenfants bon marchĂ© et subventionnĂ©s. Une augmentation du taux dâactivitĂ© est donc absolument inintĂ©ressante pour ces parents. Dans la plupart des cas, le coĂ»t de la conciliation vie professionnelle â vie familiale est trop Ă©levĂ©. Câest ce qui empĂȘche essentiellement les mĂšres hautement qualifiĂ©es dâaugmenter leur charge de travail.
Inciter les mĂšres Ă travailler
Contrairement Ă lâaffirmation du comitĂ© rĂ©fĂ©rendaire, prĂšs de 60% des contribuables avec enfants qui paient lâimpĂŽt fĂ©dĂ©ral direct bĂ©nĂ©ficieraient de lâaugmentation de la dĂ©duction des frais de garde dâenfants. Il sâagit dâune fourchette de revenus imposables comprise entre 50â000 francs et 149â900 francs. La dĂ©duction nâest donc nullement un cadeau fiscal aux parents riches, car les professionnels qualifiĂ©s ne sont pas automatiquement riches et aisĂ©s.
Dans la vie professionnelle, rien nâest gravĂ© dans le marbre pour lâĂ©ternitĂ©. Toute personne peut aujourdâhui poursuivre ses Ă©tudes et obtenir un diplĂŽme, assumer une charge de travail Ă©levĂ©e ou un emploi Ă temps plein â ce qui signifie inĂ©vitablement quâelle paiera des impĂŽts et des frais de garde dâenfants plus Ă©levĂ©s.
«AprĂšs dĂ©duction des impĂŽts Ă©levĂ©s et des frais de garde dâenfants, il ne reste plus grand-chose du revenu supplĂ©mentaire.»
Les personnes qualifiĂ©es ne sont donc pas automatiquement aussi des «riches», mais des personnes dont les compĂ©tences ne sont pas suffisamment utilisĂ©es aujourdâhui. Dans la plupart des cas, ce sont les mĂšres bien qualifiĂ©es qui doivent ĂȘtre encouragĂ©es Ă (rĂ©)intĂ©grer le marchĂ© du travail et Ă Ă©largir leurs connaissances. Le projet est une promotion des femmes â et mĂ©rite un grand «OUI» aux urnes le 27 septembre.
Alexa Krattinger, usam
