Le creux de la vague semble atteint Secteur des services: Situation bénéficiaire Secteur des services: Affaires actuelles Industrie: Situation bénéficiaire Industrie: Entrées des commandes
baromĂštre des PME â La situation Ă©conomique dans lâindustrie sâest un peu amĂ©liorĂ©e au second trimestre pour les entreprises âšde toutes tailles. Le baromĂštre des petites et moyennes entreprises est passĂ© pour sa part de -0,18 Ă -0,16 point.
Au second trimestre, les baromĂštres des entreprises industrielles affichaient leur niveau le plus Ă©levĂ© depuis octobre 2014. Pour les petites et moyennes entreprises (PME), lâamĂ©lioration repose surtout sur la hausse des commandes reçues et sur un carnet de commandes un peu mieux rempli que le mois prĂ©cĂ©dent. Les attentes pour les entrĂ©es de commandes au troisiĂšme trimestre nâĂ©taient cependant pas aussi roses, ce qui devrait avoir entravĂ© une hausse supĂ©rieure du baromĂštre PME. Pour les grandes entreprises la hausse sâexplique notamment par des entrĂ©es de commande en augmentation par rapport Ă lâannĂ©e prĂ©cĂ©dente, des carnets de commandes plus remplis par rapport au mois prĂ©cĂ©dent et un niveau de production plus Ă©levĂ©.
«la construction a bĂ©nĂ©ficiĂ© dâune bonne situation malgrĂ© un volume en recul.»
Pour les deux tailles dâentreprises dans le secteur de la construction, la situation Ă©conomique au second trimestre Ă©tait Ă peu prĂšs Ă©quivalente. Elles jugeaient leur situation Ă©conomique actuelle toujours bonne malgrĂ© une nouvelle dĂ©cĂ©lĂ©ration de la dynamique ces derniers mois. Tant les PME que les grandes entreprises ont dĂ» faire face Ă une rĂ©duction du volume des commandes et Ă une Ă©rosion des bĂ©nĂ©fices. Avec un impact plus fort cependant des deux indicateurs pour les PME. Comme les deux tailles dâentreprises comptent sur des prix en baisse au troisiĂšme trimestre, la pression des marges ne devrait pas se relĂącher dans un proche avenir.
Les grands bureaux dâarchitectes et dâingĂ©nieurs Ă©valuaient la demande en avril lĂ©gĂšrement supĂ©rieure au mois prĂ©cĂ©dent et aussi supĂ©rieure Ă celle des PME de cette branche. La demande ainsi que le taux dâexploitation les concernant ont stagnĂ© par rapport aux mois prĂ©cĂ©dents. Les deux groupes dâentreprises ont jugĂ© leur situation commerciale au second trimestre meilleure que celle du secteur de la construction. Cependant elles ont considĂ©rĂ© lâeffectif des emplois comme trop Ă©levĂ©, ce qui peut paraĂźtre contradictoire.
«Les petits prestataires de service ont enregistré de meilleurs résultats.»
Les grandes entreprises du secteur des services ont jugĂ© leur situation commerciale au second trimestre certes encore bonne, mais bien moins bonne quâau dernier trimestre 2015 et que celle des PME. Pour les PME lâestimation ne sâest dĂ©gradĂ©e ces derniers trimestres que de façon marginale, entre autres grĂące Ă une pression sur les rendements et sur les prix un peu plus faible. AprĂšs une longue phase de demande en hausse, les PME comme les grandes entreprises ont Ă©tĂ© confrontĂ©es au second trimestre Ă un recul de la demande, ce qui pourrait accentuer la pression sur les prix et donc sur les marges.
La situation commerciale sâest lĂ©gĂšreÂment amĂ©liorĂ©e pour les dĂ©taillants importants, mais Ă©tait toujours infĂ©rieure au niveau atteint avant la suppression du taux plancher EUR/CHF. LâĂ©valuation de la situation Ă©conomique des PME est restĂ©e inchangĂ©e par rapport aux mois prĂ©cĂ©dents, Ă un niveau bas. La branche entiĂšre Ă©tait toujours confrontĂ©e Ă des marges faibles et Ă des rendements infĂ©rieurs au premier trimestre. Les prix sont Ă©galement restĂ©s sous pression et les entreprises tablent pour le trimestre en cours sur des prix en baisse. Cette situation Ă©conomique difficile se reflĂšte dans lâemploi, chiffre que les entreprises considĂšrent comme trop Ă©levĂ©.
Alors que les grandes entreprises de tourisme ont jugĂ© la situation commerciale au second trimestre comme celle du premier trimestre juste satisfaisante, les PME ont continuĂ© Ă souffrir de la situation Ă©conomique actuelle. Lâabsence de neige cet hiver est certainement venue sâajouter Ă la situation monĂ©taire tendue. Les revenus continuaient indĂ©pendamment de la taille de lâentreprise Ă ĂȘtre sous pression et les entreprises nâattendent pour le trimestre en cours pas de reprise en termes de chiffres dâaffaires.
«dANS LE TOURISME, LES PME ONT CONTINUé à SOUFFIR DE LA SITUATION éCONOMIQUE ACTUELLE.»
Les problĂšmes de marges dans le tourisme devraient donc perdurer ce Âtrimestre.
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COMMENTAIRE, par Henrique schneider
Stabilisation sur un seuil de douleur
Tous les indicateurs le montrent. LâĂ©conomie suisse peut survivre au franc fort. Il y a une annĂ©e, de nombreux observateurs craignaient que la Suisse sâengouffre dans une rĂ©cession â ce nâĂ©tait pas le cas Ă lâusam â et estimaient que lâĂ©conomie helvĂ©tique ne serait pas en situation de faire face Ă un nouveau bond du franc de 10 Ă 15%. Ces craintes Ă©taient infondĂ©es et lâĂ©conomie suisse est parvenue une fois de plus Ă amĂ©liorer son efficience. Les entreprises ont su se montrer flexibles et innovantes, suffisamment pour se sortir de ce mauvais pas. Et ce faisant, elles ont contribuĂ© Ă stabiliser lâĂ©conomie. Il nây a pas que le baromĂštre des PME qui le montre, mais aussi les chiffres de lâinstitut dâĂ©tudes sur la conjoncture KOF et le retrait du chĂŽmage. Ces signes dâoptimisme induisent un mouvement de retrait dans la politique. Car nombreux sont ceux qui se disent que finalement ce nâest pas si grave. Ce nâest pas le cas Ă lâusam. Oui, les entreprises ont pour la plupart tirĂ© leur Ă©pingle du jeu. Dans les PME, on a mĂȘme assistĂ© Ă des crĂ©ations dâemplois. Mais ne nous leurrons pas: le seuil de douleur a Ă©tĂ© atteint. Si le prochain choc nâest pas attendu pour tout de suite, il est certain quâil se produira. Et pour nous, en politique, cela signifie que nous devons tout faire maintenant pour diminuer les coĂ»ts de la rĂ©glementation. Un mĂ©canisme de frein doit ĂȘtre mis en place. Le nombre de postes dans lâadministration doit ĂȘtre limitĂ©. Les entreprises ne doivent pas ĂȘtre les seules Ă se serrer Ă la ceinture. A lâheure oĂč les PME sont placĂ©es au rĂ©gime minceur, lâEtat doit lui aussi sâinscrire au fitness!
Henrique Schneider,
directeur adjoint de lâusam
